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Un bon bilan et toujours autant d'ambitions

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La neige n'a pas empêché la salle Jules Collette d'être remplie, samedi, à l'occasion des voeux du MR en Brabant wallon. L'occasion pour chacune et chacun d'écouter quatre discours aux accents bien particulier.

Gilles Agosti est le premier à avoir pris la parole, et de manière remarquable, qui plus est ! Le Président des Jeunes MR du Brabant wallon (ils sont 1.235) a tout d'abord rappelé que « le Mouvement Réformateur nous fait confiance, non pas parce que nous sommes la première formation francophone de jeunesse politique avec près de 10.000 membres, mais parce qu’il croit en la jeunesse! ».

Gilles Agosti a ensuite rappelé que, si six jeunes sur dix étaient déjà investis d'une manière ou l'autre pour la citoyenneté en Belgique (via la politique, les mouvements de jeunesse, le sport, la culture...), il ne fallait pas oublier les quatre autres. « Alors, allons vers eux, allons les chercher! N’est ce pas François Mitterrand qui disait déjà en 1968 : « Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe à toujours tort » ?! Alors oui, il n’était pas libéral ce Mitterrand, c’est un fait certain ! Mais cela n’empêche de temps à autre d’avoir une pensée juste. »

En prévision des prochains scrutins, le Président des JMR a encouragé tous les membres à tenter de rallier à la cause réformatrice un maximum de jeunes électeurs : « Si chacun d’entre nous fait l’effort d’en convaincre, ne serait-ce qu’un seul, sur les valeurs de notre mouvement, celles qui nous sont chères, comme : la liberté, la créativité, la responsabilité, le respect des droits individuels et j’en passe ! Et bien ce sont probablement des dizaines de millier de jeunes qui auront le regard tourné avec nous, dans la même direction, le regard tourné vers l’avenir ! »

Un enthousiasme que Gilles Agosti fonde sur les premiers résultats du gouvernement fédéral, qu'il s'agisse des 100.000 nouveaux emplois, du statut étudiant-entrepreneur... Et de terminer en souhaitant « une Europe plus soudée et plus libre encore, dont les seules frontières seraient celles visant à laisser dehors le populisme et les extrêmes. Une Europe qui n’oublie pas ses ambitions initiales ».

 

C'est Olivier Chastel qui a pris le relais (discours à lire en intégralité en cliquant par ici). Le Président du Mouvement Réformateur a souligné le caractère important de l'année 2016 pour le MR, ne fût-ce que via la doctrine actualisée ou le renouvellement des instances. « Notre parti est donc en ordre de marche et peut s’atteler à élaborer son programme », a assuré Olivier Chastel.

Car le MR poursuit sa réflexion, lance de nouveaux projets et prépare l'après 2018 et 2019. « Je vous propose de libérer notre créativité, pour aboutir à des solutions novatrices qui rencontreront, je le sais, les préoccupations de nos citoyens », a lancé Olivier Chastel.

Un Président qui est aussi revenu sur les effets positifs de la réforme fiscale : « Ce bilan positif en termes de pouvoir d’achat s’assortit d’un excellent résultat en matière d’emploi. L’Institut des comptes nationaux annonce 105.000 emplois créés en deux ans de gouvernement Michel, très majoritairement dans le secteur privé. C’est bien mieux que toutes les meilleures prévisions du Bureau du Plan. »

Et Olivier Chastel de poursuivre en clamant son optimisme et celui de tous les Réformateurs : « Nous pensons qu’une personne qui retrouve du travail retrouve aussi de l’espoir, de la fierté et de la liberté. C’est une personne qui donne à sa famille un avenir meilleur, une personne qui participe, par son travail et ses contributions, à la vie en société. Par notre action, nous aidons toutes celles et tous ceux qui sont éloignés de l’emploi à en retrouver le chemin ».

Il n'a pas ensuite manqué de pointer l'enseignement, une réelle préoccupation. « Le récent classement PISA est une nouvelle fois alarmant et aucune ministre de l’Enseignement n’a jamais semblé en prendre la mesure ces dix dernières années. Les gouvernements régionaux ne semblent pas conscients de la sous-qualification des demandeurs d’emploi. Un sur deux ne dispose pas de son diplôme de secondaire. Toutes les études démontrent pourtant que la hausse du niveau d’éducation contribue à coup sûr à une augmentation du taux d’emploi. »...

La réforme de l'Impôt des Sociétés n'a pas été oubliée, elle qui sera menée « avec un souci d'équité fiscale », de même que les démarches du Premier ministre Charles Michel pour conclure un Pacte national d'investissements.

La conclusion ? « Nous devons être irréprochables et à la hauteur des attentes placées en nous. Nous porterons donc aussi des propositions pour restaurer la confiance. Cela passe par une limitation du cumul des mandats, une réduction du nombre de mandataires, une obligation de présence effective pour justifier toute rémunération d’ordre public, la rationalisation des structures et l’évaluation des politiques publiques. »

 

Charles Michel est alors monté sur scène.

Le Premier ministre est revenu sur le 22 mars et les mois qui ont suivi, soulignant que des valeurs telles que la liberté de croire (ou de ne pas croire) en un dieu, la liberté de s'exprimer... étaient fondamentales dans une société libre et démocratique.

Concernant l'action du fédéral, Charles Michel a été clair : « Jamais un gouvernement n'a accompli autant de réformes structurelles en si peu de temps ». Et de citer quelques exemples éloquents : réformer notre économie, corriger le handicap salarial, renforcer la compétitivité des entreprises... et aider les PME car « nous croyons profondément que ceux qui prennent des risques, ont un projet, créent leur propre emploi avant d'en créer d'autres, doivent être soutenus et encouragés ».

Celui qui est aussi bourgmestre en titre de Wavre a profité de l'occasion pour rappeler les 105.000 emplois créés, la sécurité sociale désormais plus solide, la pauvreté qui recule, les faillites toujours moins nombreuses, les exportations en hausse... tout en avouant rester lucide : « Il y aura encore énormément de travail. Nous allons continuer à agir, à assainir les finances publiques, à réformer l'impôt des sociétés, à accentuer la simplification administrative, la sécurité juridique... ».

 

C'est Jean-Paul Wahl qui a eu la charge de clôturer la partie académique de ces voeux. Avec l'enthousiasme qu'on lui connaît, le Président de la fédération MR du Brabant wallon n'a pas manqué de joindre ses deux vice-Présidentes à son discours : Valérie De Bue et Anne Masson ont ainsi été conviées à le rejoindre sur scène.

Défendant le Brabant wallon, Jean-Paul Wahl a regretté que la province soit systématiquement mise sur le côté par le PS, le CDH « On en a assez de toutes ces querelles, a-t-il déclaré. Assez de voir nos communes pénalisées par une augmentation fiscale injuste, que la mobilité ne soit pas mieux gérée par le gouvernement wallon, des fanfaronnades du bourgmestre empêché de Perwez, le petit Donald Trump du Parlement wallon ».

Un Jean-Paul Wahl qui a également assuré qu'avec ses deux vice-Présidentes, il allait continuer d'avoir des contacts avec les autres forces politiques démocratiques. Une manière d'essayer que la province soit davantage respectée.

Et le bourgmestre en titre de Jodoigne de terminer en appelant non seulement tous les élus du Brabant wallon (dont le Villersois Emmanuel Burton, qui fêtait son anniversaire ce jour-là) mais aussi les nombreux ministres MR présents. De quoi offrir au public une photo de famille aussi souriante que compétente.

 

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La tournée des voeux du MR a débuté ce samedi 14 janvier par le Brabant wallon.

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