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S’intégrer c’est désormais obligé !

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Le projet comporte deux volets :

Premièrement, il introduit une déclaration des primo-arrivants : Tout étranger qui souhaite résider en Belgique devra signer une déclaration par laquelle il indique comprendre nos droits, nos obligations, nos valeurs et libertés et agir en conformité avec ceux-ci.

Deuxièmement, la loi imposera désormais aux ressortissants étrangers de fournir la preuve qu’ils ont fournis des efforts afin de s’intégrer :  l’étranger sera informé du fait que ses efforts d’intégration dans notre société seront contrôlés. L’intégration devient enfin une condition de séjour.  Lors de la prolongation du titre de séjour, il sera demandé à l’étranger de démontrer sa volonté d’intégration. À tout moment dans les 5 ans suivant la reconnaissance du droit de séjour, ou à tout moment quand l’autorisation de séjour est donnée pour une durée limitée, le ministre peut mettre fin au séjour s’il constate aussi que l’étranger n’a pas fourni d’efforts raisonnables d’intégration.

Ce n’est pas la première fois que ce Parlement associe si fortement les preuves de l’intégration aux titres de séjour. Depuis 2012 et grâce au MR, les conditions d’intégration sont au cœur de la réforme du code de la Nationalité et permettent à ceux qui sont pleinement intégrés d’obtenir la nationalité en 5 ans.

Le MR a toujours fait des questions d’intégration une  priorité. S’intégrer, c’est obligé. Ce n’est pas un choix. Ce n’est pas une option. C’est une obligation.  Déjà en 2002, le président du MR de l’époque Daniel Ducarme avait estimé que « l’intégration était un échec ».   15 ans plus tard, le bilan de l’intégration reste désastreux dans les régions.

La Belgique est régulièrement pointée du doigt par des instances internationales (UE, Eurostat, OCDE) ou belges (BNB, fondation Roi Baudouin) pour le manque de politiques d’intégration. Le taux d’emploi des ressortissants étrangers des pays tiers est extrêmement faible dans notre pays. Près de 1 personne sur 2 seulement, loin des moyennes européennes.

Les chiffres et les études nous montrent l’urgence d’intégrer, la difficulté de la mise à l’emploi pour les ressortissants étrangers, les risques plus importants aussi de tomber dans la paupérisation.   L’intégration doit enfin devenir une priorité dans notre pays et notamment dans les régions et les communautés compétentes en la matière.

Le MR veut intégrer, là où les partis de gauche se contentent d’accueillir !

La Flandre dès 2004 s’est dotée d’un inburgering dont l’efficacité a fait ses preuves. Depuis plus de 10 ans, le MR, notamment par le biais de la députée bruxelloise Françoise Schepmans demande la mise en place d’un parcours d’intégration obligatoire à Bruxelles et en Wallonie. Il apparait d’ailleurs comme une évidence que la maitrise de la langue et la connaissance des normes et des valeurs sont primordiales pour s’émanciper et trouver un emploi dans notre pays.

Pas plus tard que le 2 juin dernier, une étude de l’OCDE estimait que la Belgique n’intégrait pas assez ses migrants sur le marché du travail.  Selon l’OCDE, si la Belgique n’améliore pas cette intégration, elle risque de ne pas pouvoir “ pérenniser” sa croissance. 

Il a fallu attendre 2015 et la pire crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale pour que la Wallonie rende enfin son parcours d’intégration entièrement obligatoire. Quant à Bruxelles, là où l’urgence est la plus manifeste, rien n’est obligatoire…

A côté de l’intégration, il y a la nécessaire acceptation de nos valeurs. Des valeurs universelles sur lesquelles on ne peut ni tergiverser, ni reculer.

Ces dernières doivent être acceptées de tous : la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire, l’égalité entre Hommes et femmes, la liberté de blasphème ou la séparation Eglise/Etat ne sont pas des valeurs « négociables » de notre société.  Encore plus dans le contexte trouble que nous vivons actuellement avec la montée du radicalisme, du fanatisme religieux et le phénomène des Foreign Fighters et des returnees qui touche toute l’Europe, mais surtout notre pays.

Cette nouvelle  loi est un message clair envoyé aux primo-arrivants.  Oui, la Belgique est une terre d’accueil mais les règles doivent être connues et respectées de tous.

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Introduction: 
Le Parlement fédéral a voté ce 24 novembre un projet de loi faisant de l’intégration une condition au séjour des ressortissants étrangers.
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