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Oui, le tax shift bénéficie principalement aux bas salaires

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« Il s’agit d’une part de baisser les charges pesant sur le travail ; et d’autre part d’augmenter le salaire net des travailleurs», explique Olivier Chastel. « Ce sont les bas et moyens salaires qui profitent le plus du tax shift. Depuis janvier 2016, celui qui touche le salaire minimum de 1500 euros brut bénéficie ainsi déjà de 80 euros net par mois en plus comparativement à 2014. Ce gain net apporté par le tax shift diminue au fur et à mesure que le salaire augmente». Cette hausse de salaire net s’explique par l’augmentation de la déductibilité des frais forfaitaires et par le début de la suppression de la tranche d’imposition à 30%. Les bas salaires ont également bénéficié d’une augmentation du bonus à l’emploi en août dernier. Le tax shift n’est par ailleurs par terminé. De nouvelles hausses auront lieu en 2018 et 2019. Le gain net mensuel ira alors de 80 euros pour les revenus les plus élevés à 140 euros pour les revenus les plus faibles.

Le tax shift encourage la création d’emplois

 Le Conseil Supérieur de l’Emploi confirmait encore hier que 41 000 nouveaux emplois avaient été créés l’an dernier et que 47 000 nouveaux emplois seraient créés cette année alors que le Bureau du Plan ne prévoyait que la création de 32 000 emplois par an. « Le tax shift est une des causes de cette embellie. Il permet donc à ceux qui ne bénéficient pas de revenus du travail d’y accéder », déclare Olivier Chastel.
 
« Si l’on ne paie pas d’impôts, on ne bénéficie pas d’une réduction d’impôts », explique Olivier Chastel. Or, le tableau diffusé par le ministre Van Overtveldt en réponse à une question du PTB reprend toutes les catégories possibles de revenus, parmi lesquels des étudiants qui travaillent pour arrondir leur fin de mois, des personnes au chômage ou des bénéficiaires du revenu d’intégration.

Plusieurs mesures positives

Olivier Chastel rappelle que le gouvernement fédéral a redistribué l’enveloppe bien-être à 100%, ce qui a permis d’augmenter les allocations sociales. Diverses mesures ont également été prises pour augmenter certaines pensions. Le revenu d’intégration a augmenté de 6% en moins d’un an, ce qui représente une augmentation de 800 euros par an pour un chef de famille. « Mais ces augmentations ne découlent évidemment pas d’une réduction d’impôts », précise Olivier Chastel.
 
Comparativement au total des revenus, le gain en pourcentage augmente clairement à partir du moment où l’on bénéficie du salaire minimum. « Les chiffres communiqués par le ministre Van Overtveldt démontrent donc que le tax shift a atteint son but : encourager les travailleurs via une augmentation de leur salaire net. Ce qui n’a pas empêché le gouvernement fédéral de prendre diverses mesures sociales pour préserver le pouvoir d’achat des plus faibles », conclut Olivier Chastel.

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Le président du MR Olivier Chastel tient à rappeler l’objectif de la réforme fiscale du gouvernement fédéral de Charles Michel.
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