Jeholet et Francken conjuguent leurs efforts pour activer les demandeurs d’asile

5 septembre 2017 à 10:42

 

Pour ce faire, ils ont signé une déclaration d’intention au centre d’accueil fédéral situé à Rixensart

Par cette signature, le Vice-Président et le Secrétaire d’Etat déclarent que leurs agences respectives le FOREM et Fedasil vont plus rapidement et mieux échanger leurs expertises et leurs informations.  Un contrôle rapide et un bon encadrement doivent pouvoir accroitre les chances sur le marché de l’emploi.

La crise de l’asile de 2015 a entraîné une forte augmentation du nombre des demandeurs d’asile en Belgique. Une majeure partie de ces personnes ne sera pas reconnue et devra retourner vers son pays d’origine mais une partie obtiendra la reconnaissance du statut de protection et devra s’intégrer dans notre société. Outre l’apprentissage de la langue, l’accès au travail en est un facteur crucial. Il est très important aussi bien pour les demandeurs d’asile que pour la société que ces personnes soient activées. C’est notre responsabilité d’aider les demandeurs d’asile bénéficiant d’un taux de reconnaissance élevé à contribuer à notre société.

La collaboration portera particulièrement sur l’information, le renvoi, la mobilisation et l’activation des demandeurs d’asile ayant un taux de reconnaissance élévé, des personnes bénéficiant de la protection subsidiaire et des réfugiés reconnus ainsi que l’orientation vers le marché du travail et l’embauche. Il est donc primordial que les préparatifs de cette activation commencent le plus tôt possible. 4 mois après l’introduction de sa demande d’asile, un demandeur d’asile peut déjà travailler. Le but de cette convention est de préparer le demandeur d’asile au marché de l’emploi dès le début de son parcours.              

Par le biais d’une campagne d’information dans les centres d’accueil, le FOREM et Fedasil feront connaître leurs services auprès des demandeurs d’asile. Le FOREM organisera entre autres des sessions d’information sur son offre de services et sur le marché de l’emploi. Fedasil intégrera la diffusion de l’information relative à l’offre de FOREM dans la trajectoire d’accompagnement du demandeur d’asile de manière structurelle : d’abord dès son arrivée au centre, ensuite quand il remplira les conditions d’obtention d’une carte professionnelle et enfin lorsqu’il obtiendra un titre de séjour.

Il ressort d’un contrôle aléatoire qui a eu lieu à la fin du mois de juillet 2017, qu’environ 20 % des demandeurs d’asile de nos centres fédéraux qui répondent aux critères (18+ ans et en procédure pour un minimum de 4 mois) travaillent ou ont travaillé. C’est une augmentation remarquable en comparaison avec le contrôle aléatoire effectué en 2016, soit 12.45 %.

Pour Pierre-Yves Jeholet « Cet accord entre Fedasil et le Forem va permettre aux primo-arrivants de s’investir dans une recherche d’emploi dès le début du parcours d’intégration. C’est primordial car si l’intégration passe par l’apprentissage de la langue, elle passe aussi par le travail. » Et de conclure : « En appui du parcours d’intégration obligatoire qui comprend, notamment, une formation à la langue française et une formation à la citoyenneté, le Forem s’engage donc à mettre son offre de service à disposition du public de Fedasil (séances collectives d’information, soutien à l’interprétariat, conseils en orientation, formation, recherche d’emploi et identification des compétences, …)».

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